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Bernard ROUX en 5 rubriques et une image

Rien de bien extraordinaire, désolé. Début de l’aventure : 7 Septembre 1971. Un autre siècle, un autre millénaire. Fin de l’aventure : pas encore connue. On vous tiendra au courant. Enfance traversée comme si le lendemain n’existait pas dans une grande famille déjà (on parle du siècle dernier !) recomposée. Un père qui fut un modèle pour l’enfant que j’étais, une mère un peu étouffante d’amour, mais pas trop. Une aptitude marquée pour les nombres et les mathématiques en général.

Adolescence détendue. Un début de problématique entre la famille et le monde extérieur. Première année de karaté en 1989 avec Djamel Bezriche, la légende. Des études en filière scientifique soldée par une mention TB à un bac C (l’autre siècle).

Adolescence suite : après le bac, ça commence à se gâter. Entrée directe en classes prépas au lycée du parc. Math sup. Tu penses, des résultats pareils et de telles aptitudes ! Les mathématiques comme outil de sélection, ce n’est pas ma vocation. J’aime les mathématiques dans la liberté et l’émerveillement pas dans le bachotage et la précipitation. Abandon. Juste avant les concours. Quelqu’un me comprendra-t-il un jour ?

Adolescence fin : reconversion dans les espaces verts. Ça ne s’invente pas. Même si la hauteur d’un arbre est assez peu souvent un multiple de pi, au moins la dendrométrie utilise des outils mathématiques. Je réussis le concours de technicien de l’Office National des Forêts en 1992. Le jour où je l’apprends est aussi le jour où ma future femme me dit oui. Ah si ! Ma vie est un peu extraordinaire.

Armée en 93-94. Génial. Mais pas si intéressant que prévu. L’abyssale profondeur du néant a quelque chose d’utile à qui sait l’interpréter.

Début de l’aventure à l’ONF en 94. Stage de formation pour les externes comme moi, à Nancy au feu CNFF de l’ONF. J’ai déjà parlé de l’abyssale profondeur du néant ?

En 95, première affectation en Haute Marne, à Arc-en Barrois. Début du compte à rebours pour partir d’ici. Spoil : ce ne sera pas pour tout de suite.

1996 : Mariage. Grand moment. Ça m’apprendra à mélanger mariage et amour.

1999 à 2001 : Toujours en haute Marne, naissance de mes trois grands enfants en moins de trois ans. Pour faire comme papa et maman. Je ne suis pas encore réveillé.

Petit aparté en 2001 : On achète et retape entièrement un appartement à Collioure. Revendu en 2004. La beauté de cette ville n’excuse pas tout.

4 jours après avoir terminé les travaux, nous déménageons tous les 5 à Ferrières en Brie en Seine et Marne. Je suis toujours à l’ONF. Un an après, la grande réforme de l’ONF de 2002 (qui ne s’avèrera, comme prévu, qu’une vaste bouffonnerie destinée à réduire le personnel) me décide à changer d’employeur. Je travaille désormais à l’Agence des Espaces Verts de la région Ile de France où je suis encore en 2019.

2005 : je reprends le karaté. Je ferai la rencontre de professeurs marquants par leur maîtrise, leur technique et leur approche du monde. Entre autres, Daniel Boutin et Pascal Magny qui furent mes professeurs attitrés pendant des années et Jacques Serisier au Goshinbudokaï.

À compter de 2006, je commence à ouvrir les yeux, à me réveiller enfin sur des sujets comme moi-même, ma femme, mes enfants et mes parents. Lire la Machine de Dieu à ce sujet. Ce petit jeu a été diversement apprécié dans mes relations familiales.

En 2008 naît mon quatrième fils. Il faut que j’arrête de faire des enfants, la planète n’en peut plus.

Le premier janvier 2009, je commence ce qui est à ce jour LE chantier de ma vie : l’écriture d’un livre. Je mettrai 5 ans, 7 mois et 18 jours avant de décider qu’il n’est pas possible de faire mieux.

Fin 2011, achat de la maison à Yèvre le Châtel. Deuxième plus gros projet, après la Machine de Dieu.  Six années de travail pour faire tout soi-même et apprendre que tout est faisable.

2016. Année de merde. Et pas uniquement à cause de Trump.

2019 : Publication de la Machine de Dieu, après 4 ans et demi à chercher une solution pour l’édition. Pour finir par comprendre que tout est faisable par soi-même. Même l’édition.

La survie de l’espèce

Comment dire moi-même ce que tant d’autres ont déjà dit ?

La sixième extinction de masse. L’accélération du réchauffement climatique. Les continents de plastique. Les pollutions chimiques. Les risques nucléaires. La surconsommation d’énergie et des ressources. La surpopulation. Les inégalités sociales…

Comment croire décemment que l’Humanité peut s’en sortir ?

Je suis convaincu que les carottes sont cuites pour l’être humain. Les cataclysmes aussi bien naturels induits par notre faute que directement sociaux ou guerriers ne sont pas surmontables. Cette situation me désespère tant et depuis si longtemps que j’en ai fait un livre exutoire. La Machine de Dieu est un moyen de s’évader dans un monde où il existe une solution pour s’en sortir.

En attendant cette improbable prophétie, la fin annoncée du monde ne me fera pas oublier l’essentiel : la lutte jusqu’au bout pour empêcher cette catastrophe est la seule chose qui vaille.

Confondre force et courage, victoire et lutte c’est faire preuve d’une mécompréhension profonde de ces notions.

Pour la survie de l’environnement et de notre espèce, il s’agit moins de se battre que d’espérer gagner.

La connaissance, la science et la zététique.

Certains considèrent que la science est responsable des problèmes cités ci-dessus. C’est pratique. Ainsi, on peut en revenir au bon vieux temps où l’on demandait à Galilée de s’abjurer.

La science n’est pas l’utilisation de la science.

Mais attention ! Ne confondons pas la science avec la technologie. Si l’une découle de l’autre, la première se réfère à la connaissance et au progrès, la deuxième est le lieu privilégié d’un grand tout, où n’importe quoi côtoie son contraire.

La science n’est pas la technologie et encore moins son utilisation.

Je tiens pour certain, le fait que l’obscurantisme et son cortège de croyances, ennemies jurées de la science et de la connaissance, sont aux racines de la plupart de nos problèmes. Quasiment presque tous. Je partage cette conviction dans la Machine de Dieu, avec un petit bonus : la résolution de tous nos problèmes ne serait-elle pas, à terme, le plus gros problème jamais soulevé ? Spoil : oui, mais celui-ci a aussi une solution. Spoil encore : la sagesse est une déclinaison de la science et de la connaissance.

La connaissance peut néanmoins aisément se perdre dans les méandres de l’information. Particulièrement grâce au développement des technologies actuelles et leur utilisation volontairement ou pas complotiste et malintentionnée.

La zététique est là pour nous rappeler ce qu’est la démarche scientifique et l’infinité de son champ d’application. La zététique, l’art du doute, se propose d’analyser toutes les informations à la lumière d’une démarche scientifique rationnelle.

Comme la science et la connaissance, dont elle est à la fois un prolongement et un élément indissociable, la zététique est l’ennemie des théories du complot en tout genre, des fausses informations et de leurs apôtres.

Dans la rubrique sports, citons la natation. J’ai dû arrêter la course à pied sur conseils médicaux.

Dans la rubrique corps et esprit (il est toujours compliqué pour moi de parler du corps et de l’esprit, tant ses deux entités n’en sont qu’une) citons les arts martiaux, le karatédo (qui est le vrai nom du karaté, « la voie de la main vide » littéralement) en particulier. Je le pratique depuis près de 30 ans (bigre !) et essaie de promouvoir cette discipline comme je peux, entre autres en l’enseignant.

Je pratique, de manière occasionnelle et irrégulière, l’arithmétique, cette branche des mathématiques qui s’occupe particulièrement des nombres entiers. J’aurais presqu’une attitude fétichiste à l’endroit de ceux-ci.

En dehors de l’écriture, mon « loisir » principal consiste en un savant mélange du travail du bois, de la pierre et du fer. J’aime fabriquer, faire, construire, œuvrer. J’aime utiliser la terre ou les pierres du sol pour construire des murs, les arbres des forêts riveraines pour faire des meubles ou des charpentes. Partir de rien pour faire un château avec du temps et du travail.

L’élégance du Hérisson de Muriel Barberry. Un chef d’oeuvre absolu où le maniement du langage devient un véritable instrument de jubilation intellectuelle

Replay de ken Grimwood. Livre fantastique (et dans le genre « fantastique ») incomparable de puissance. Un immense bol d’air, une jouissance du début à la fin.

Féroces infirmes, retour des pays chauds de Tom Robbins. De la rigolade intelligente, extrêmement drôle et non dénuée d’une philosophie forcément intéressante.

Malevil de Robert Merle. Un livre de Science Fiction comme il y en a peu.

Le loup des Steppes de Hermann Hesse. Très ambigu, empreint de magie, déstabilisant. Totalement culte.

Le bikini de diamants de Charles Williams. Comment dire? L’Himalaya de l’humour. L’Humour incarné. 

Les travailleurs de la mer de Victor Hugo. Un livre profond comme l’être humain, un hymne au travail, à l’abnégation, une profondeur infinie. LE livre. La structure de la la Machine de Dieu est calquée dessus.

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